Sud Soudan: une nouvelle nation est née
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Le drapeau du Sud-Soudan qui a été hissé à la cérémonie de l'indépendance à Juba, la capitale, le 9 juillet 2011 (Johannes Siebner SJ/JRS)
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| «Que votre pays soit un lieu où tous les peuples peuvent vivre en dignité et respect mutuel et puissiez-vous avoir des dirigeants qui soient conduits par l'amour pour leur peuple» a ajouté le père Pflueger. |
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Nairobi 11 juillet 2011 – Cela a été une journée historique ce
mois-ci, quand le Sud Soudan a été déclaré la nouvelle-née des nations
du monde et la 54e nation d'Afrique, le 9 juillet, après des décennies
de guerres et d'oppression.
Des milliers de personnes se sont rassemblées à Juba, la capitale,
pour participer à la célébration. La foule a explosé quand l'orateur,
le parlementaire James Wani Igga, a lu la déclaration officielle de
l'indépendance.
«Nous, représentants du peuple élus démocratiquement, déclarons que
le Sud-Soudan est un Etat indépendant et souverain» a dit Igga avant que
l'ancien drapeau ne soit baissé, le nouveau drapeau du Sud-Soudan
hissé, et le nouvel hymne national chanté.
Le Président Salva Kiir Mayardit a prêté serment, promettant que la
nouvelle nation vivra en paix avec tous ses voisins, au Nord, à l'Est, à
l'Ouest et au Sud.
Le conflit au Sud-Soudan, qui a duré des décennies a causé plus de
deux millions de morts, surtout des civils et un nombre incalculable de
blessés et de déplacés. La guerre a commencé en 1956 et s'est terminée
en 2005 avec seulement 11 ans de paix, presque tout le monde a de
mauvais souvenirs de cette période de conflits. Pour cette raison,
beaucoup de Sud-Soudanais considèrent le Jour de l'indépendance comme le
plus heureux de leur vie.
«Je suis heureux de voir la naissance de la nouvelle nation et espère
que l'indépendance apportera des occasions d'emploi et de nouveaux
investisseurs dans notre pays» a dit Charles , âgé de 22 ans, de Nimule.
Des défis en vue
Tandis que l'indépendance du Sud est un signe d'espoir, qui marque la
fin d'un des conflits les plus dévastateurs de notre époque, quelques
problématiques cruciales ont encore besoin d'être résolues, et
d'immenses défis doivent être affrontés.
Le partage des revenus du pétrole, la démarcation des frontières,
problèmes de citoyenneté et le statut de la région frontalière d'Abyei
et Sud Kordofan où les forces gouvernementales nordiques ont lancé des
attaques ces dernières semaines, provoquant le déplacement de centaines
de milliers de civils, resteront très probablement des matières
controversées au cours des mois prochains.
Le Sud doit en particulier surmonter la faible capacité de l'Etat et
l'insécurité chronique et gérer la transition de l'après-guerre. La
classe dirigeante doit poser les fondements d'un paysage politique plus
complet comprenant divers partis, et travailler pour l'unité, étant
donnés les 200 groupes ethniques qui se côtoient dans le Sud. De plus,
étant un des 15 derniers pays dans la classification de développement
humain de l'ONU, le Sud a aussi beaucoup de route à faire en termes de
développement.
«Dans dix ans nous voulons voir l'économie, l'éducation, les soins
médicaux et la sécurité améliorés» a dit Charles, exprimant l'espoir de
nombreux citoyens de la nouvelle nation.
«Le Président doit donner la priorité au développement des infrastructures et à la promotion du secteur privé», a-t-il ajouté
Les gens doivent maintenant surmonter leur excitation, prendre en
mains leurs responsabilités dans le cadre de l'indépendance à laquelle
ils sont arrivés », dit Louga Keji, Représentant de la jeunesse, à
Nimule où plus de 30.000 personnes se sont assemblées pour la
célébration.
De nombreuses manières, le JRS partage les espoirs des Sud Soudanais,
les ayant accompagnés à l'aide de projets qui ont fourni éducation,
construction de la paix et pastorale, en Ouganda et Sud Soudan, pendant
20 ans.
Dans un message au personnel du Sud-Soudan, le directeur du JRS
Afrique Orientale, Frido Pflueger SJ a exprimé son espoir que le nouveau
pays surmonte la pauvreté et devienne un endroit où les personnes
peuvent vivre en paix.
«Vous vous êtes battus tant d'années pour que ce jour arrive. Que
votre pays soit un lieu où tous les peuples peuvent vivre en dignité et
respect mutuel et puissiez-vous avoir des dirigeants qui soient
conduits par l'amour pour leur peuple» a ajouté le père Pflueger.
Malte: Les personnes sont plus importantes, dit le JRS
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La frégate espagnole Almirante Juan de Borbón a secouru les migrants mais les entrées à Lampedusa et Malte lui ont été refusées
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| «Tandis que nous comprenons les légitimes préoccupations des Etats concernant les implications à long terme des débarquements de migrants sur les territoires nationaux, nous croyons que les personnes sont plus importantes. Des tentatives de limiter le nombre d'arrivées ne doivent jamais être au coût de droits humains» dit Père Joseph Cassar SJ, directeur du JRS Malte. |
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Valletta, 14 juillet 2011 – Dans une déclaration publiée aujourd'hui,
le Service Jésuite des réfugiés de Malte exprime sa grande
préoccupation pour la grave situation de 100 hommes, femmes et enfants
bloqués à bord de la frégate Almirante Juan de Borbon, dans des
conditions de plus en plus mauvaises, et en appelle aux Etats de l'UE
concernés pour qu'ils leur permettent de débarquer immédiatement en
attendant un accord final sur qui assumera la responsabilité de les
prendre en charge.
«Il est totalement inacceptable que des personnes fuyant un pays en
conflit se voient refuser l'accès à un lieu sûr et soient laissées
plusieurs jours bloquées en mer tandis que les Etats décident leur
sort» dit Père Joseph Cassar SJ, directeur du JRS Malte.
Selon les rapports de presse, les 100 migrants à bord de la frégate
espagnole ont été secourus d'un vaisseau en détresse à environ 75 milles
de la côte de Libye lundi après que le bateau sur lequel ils
voyageaient ait eu des avaries de moteur. Le vaisseau espagnol a
essayé d'entrer à Lampedusa et Malte pour débarquer les migrants, mais
tant l'Italie que Malte ont refusé de les faire entrer, chacun clamant
que la responsabilité était de l'autre.
«Tandis que nous comprenons les légitimes préoccupations des Etats
concernant les implications à long terme des débarquements de migrants
sur les territoires nationaux, nous croyons que les personnes sont plus
importantes. Des tentatives de limiter le nombre d'arrivées ne doivent
jamais être au coût de droits humains» a-t-il ajouté.
Ce cas, comme d'autres avant lui, souligne le manque de clarté
relativement au traitement de migrants irréguliers secourus en mer. Leur
situation est ultérieurement compliquée par l'application des
règlements de Dublin, qui donnent la responsabilité de la protection des
demandeurs d'asile entrant irrégulièrement en UE, à l'Etat dans lequel
ils sont entrés d'abord, ce qui rend les Etats réticents à permettre aux
demandeurs d'asile potentiels d'entrer sur leur territoire, même
temporairement.
En considération de cela, tout en reconnaissant les défis lancés par
l'arrivée de grands nombres de migrants irréguliers, le JRS Malte en
appelle aux gouvernements de Malte, Italie et Espagne pour qu'ils
donnent la priorité à la sécurité des migrants bloqués à bord du
Almirante Juan de Bordón en leur permettant de débarquer immédiatement
avant qu'une décision finale soit prise relativement à qui doit assumer
la responsabilité des migrants débarqués.
L'organisation en appelle aussi aux Etats concernés pour qu il soit
permis aux migrants d'accéder à un pays où ils peuvent demander la
protection s'ils en ont besoin, en accord avec la législation
internationale sur les droits de l'homme.
Etats-Unis: Le projet de loi sur la protection des réfugiés cherche à améliorer la législation sur l'immigration et les réfugiés
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Le JRS USA et le Church World Service ont commencé, avec un financement du DHS, un programme d'aumônerie dans les huit installations de détention fédérales. Sur la base d'un modèle œcuménique non-prosélyte en portée et pratique, les aumôniers promeuvent le courage, l'espoir et la paix de l'esprit auprès de ceux qui sont en détention (JRS)
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| «Le JRS/USA s'intéresse particulièrement à ce projet de loi à cause de notre expérience en matière de services religieux aux détenus de l'immigration», a encore dit M. Kelly. |
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Washington DC, 14 juillet 2011 – Le Service Jésuite des Réfugiés a
fait appel au Sénat et à la Chambre des Représentants des Etats-Unis
pour qu'ils votent le projet de loi relatif à la protection des réfugiés
(H.R.2185 et S.1202). Ce projet de loi vise à remédier à de nombreuses
mesures obsolètes, dans la législation et les politiques des
Etats-Unis, à l'égard des demandeurs d'asile, réfugiés, immigrants
vulnérables et apatrides.
Le JRS souligne que, si cette loi est votée, elle portera remède aux
carences de services religieux et conseil pastoral aux détenus. Un des
aspects de la législation, parmi les nombreuses réformes nécessaires,
est l'exigence que les installations détenant des immigrants, des
réfugiés ou des demandeurs d'asile fournissent l'accès complet et
équitable aux services religieux pour ces personnes.
Sean Kelly, membre du JRS/USA a expliqué que la législation proposée
devrait renforcer la capacité du gouvernement à satisfaire à son
obligation à respecter la liberté religieuse et la pratique religieuse
des détenus sous sa garde – responsabilité inscrite dans la Constitution
des Etats-Unis et le 'Religious Land Use and Institutionalised Persons
Act' de l'an 2000.
Présenté par les sénateurs Leahy, Akaka, Durbin et Levin au Sénat et
les représentants Lofgren et Coneyers à la Chambre, le projet de loi
proposé garantirait que des ONG comme le Service Jésuite des Réfugiés
aient un raisonnable accès aux installations de détention pour observer
les conditions de vie, offrir un programme d'orientation aux droits
juridiques, ainsi que des services de pastorale aux détenus de
l'immigration désirant être réconfortés par leur tradition religieuse.
En outre, toutes les installations de détention des Etats-Unis
devraient avoir un aumônier qui gère les activités religieuses pour les
détenus de toutes les confessions, supervise le conseil pastoral et
facilite l'accès aux détenus du clergé extérieur. Les installations
devront aussi respecter les exigences alimentaires des détenus.
Le projet de loi propose que des standards soient appliqués pour
régulariser le système actuellement inégal et inadéquat dans lequel
seules les personnes détenues dans des prisons de propriété et de
gestion fédérales ont un accès garanti à une pastorale appropriée.
«Le JRS/USA s'intéresse particulièrement à ce projet de loi à cause
de notre expérience en matière de services religieux aux détenus de
l'immigration», a encore dit M. Kelly.
Notre programme d'aumônerie en détention démontre que les aumôniers
aident les détenus à supporter la séparation de leur famille,
l'instabilité économique due à la détention, et les décisions légales
en suspens. Les aumôniers accompagnent les détenus à travers une période
extrêmement difficile dans leur vie» a ajouté M. Kelly.
Une réforme de la détention très nécessaire
L'ICE (US Customs and Immigration Enforcement) contrôle plus de 250
centres de détention dans le pays. L'ICE gère directement quelques
installations mais la plupart sont des prisons privées ou locales qui
gardent des détenus pour l'ICE à travers un accord. Bien que les lignes
directrices de l'ICE relatives aux services religieux aient été
développées, elles n'ont jamais été pleinement mises en œuvre ni
adéquatement renforcées.
En 2001, le Département of Homeland Security a commencé à financer le
JRS /USA et le Church World Service pour répondre aux besoins
religieux et spirituels de détenus non citoyens des Etats-Unis dans
huit installations de détention fédérales. Se basant sur un modèle non
prosélyte, mais œcuménique et dans son objectif et dans sa pratique,
les aumôniers promeuvent le courage, l'espoir, et la paix de l'esprit
auprès de ceux qui sont en détention.
La présence du JRS dans d'autres installations de détention – offrant
formation et conseil – a enseigné à l'organisation que les détenus
dans les plus de cent installations de comtés et urbaines sont trop
souvent privés des services pastoraux offerts dans les installations
fédérales, malgré les indications opposées des lignes-guide
administratives.
Tandis que quelques prisons ont des aumôniers à temps plein qui
s'efforcent de répondre aux besoins spirituels des détenus, d'autres
prisons n'ont que des aumôniers à temps partiel ou volontaires n'ayant
qu'une disponibilité limitée. Pire encore, quelques prisons ont formé un
partenariat avec des organisations prosélytes et qui convertissent les
détenus plutôt que de répondre aux différents besoins religieux des
demandeurs d'asile, des réfugiés et d'autres migrants retenus dans les
installations.
Ethiopie: L'aide humanitaire pour les réfugiés en Afrique a besoin d'être accrue
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Des pays en développement, comme l'Ethiopie, accueillent 80% des réfugiés du monde. Le Centre communautaire du JRS, Addis Ababa (Peter Balleis SJ/JRS)
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| Actuellement, l'Ethiopie accueille environ 200.000 réfugiés des pays voisins, comme la Somalie, l'Erythrée, le Soudan, la région des Grands Lacs et plus loin. |
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Addis Ababa, 18 juillet 2011 – Selon le coordinateur de programme de
l'administration pour les affaires des réfugiés et des apatrides (ARRA),
Mekonnen Shewarega, la nature prolongée du déplacement dans la région
et l'accroissement des flux de réfugiés dévorent les ressources
financières et matérielles limitées allouées au pays par les pays
développés.
Parlant à une manifestation organisée le mois dernier par le Bureau
du pays du Service Jésuite des Réfugiés (JRS), en Ethiopie, M.Shewarega a
dit que cette carence a affecté la qualité et la quantité de services
que les autorités réussissent à fournir aux réfugiés.
Les prix croissants de l'alimentation et de l'hébergement ont
ultérieurement aggravé la situation sociale et économique des réfugiés,
en particulier dans les zones urbaines. M. Mekonnen a pressé la
communauté internationale, en particulier les pays donateurs,
d'augmenter et d'étendre l'aide humanitaire aux réfugiés africains.
« Le monde n'est pas encore un endroit sûr pour des millions de mères
et d'enfants fuyant leurs domiciles. Ceci est particulièrement
préoccupant pour le JRS opérant dans la région de l'Afrique Orientale –
la région la plus peuplée en termes de réfugiés et de déplacés dans
leur propre pays» a dit le directeur du JRS Ethiopie, Seyoum Asfaw, dans
son discours de bienvenue à la manifestation organisée pour la Journée
Mondiale du Réfugié 2011.
Le JRS célèbre la Journée Mondiale du Réfugié chaque année pour
souligner ce qui a été accompli en faveur des réfugiés, ainsi que les
défis qu'ils doivent relever à Addis Ababa.
Les pays en développement hébergent la plus grande partie des réfugiés
« Le JRS Ethiopie s'efforce d'accompagner les victimes tout le long
de leur chemin – en leur fournissant le soutien, les soins et
l'affection qui leur avait été refusés» a ajouté M.Asfaw.
Actuellement, l'Ethiopie accueille environ 200.000 réfugiés des pays
voisins, comme la Somalie, l'Erythrée, le Soudan, la région des Grands
Lacs et plus loin.
«Dans un monde où les forces de l'insécurité alimentaire, du
changement climatique et des conflits s'unissent pour pousser les gens à
émigrer, ce sont les pays en développement qui en portent le poids de
manière disproportionnée. Ces pays doivent être applaudis et soutenus,»
dit Moses Okello, représentant de l'Organisation des Nations Unies pour
les réfugiés en Ethiopie.
Le 17 juin, le JRS, en collaboration avec l'Eglise orthodoxe
éthiopienne - Commission de développement et d'aide inter-Eglises - a
organisé une manifestation de sensibilisation sur le thème de l'UNHCR:
Un réfugié sans espoir, c'est trop.
Selon Neway Alemayehu, coordinateur et conseiller pour l'éducation du
JRS Ethiopie, l'équipe croit que l'espoir est spécialement important
pour les réfugiés, dont beaucoup ont vécu dans des zones urbaines
pendant des décennies sans avoir la possibilité de rentrer chez eux, de
s'intégrer dans leur communauté d'accueil ou d'être réinstallés dans un
autre pays.
Plus de 800 réfugiés et leurs enfants se sont rassemblés pour
commémorer la Journée. Des autorités gouvernementales, du personnel de
l'UNHCR, des ONG et des représentants de groupes de réfugiés ont
participé à la manifestation, qui a été amplement rapportée dans la
presse nationale et à la télévision.
Au centre communautaire pour réfugiés du JRS, des enfants et des
étudiants réfugiés ont chanté des chansons, lu des poèmes et interprété
une pièce de théâtre pour les participants.
Thaïlande: Développer une meilleure vie à la frontière
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Prasong (à droite) montre à U Shwe comment cultiver des citrouilles dans le sol et le climat thaï. Dans les ateliers du JRS, des personnes qui avaient acquis un savoir-faire en jardinage en Birmanie veulent apprendre à cultiver et vendre des légumes dans leur nouvelle patrie. (Oliver White/JRS)
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| Prasong (à droite) montre à U Shwe comment cultiver des citrouilles dans le sol et le climat thaï. Dans les ateliers du JRS, des personnes qui avaient acquis un savoir-faire en jardinage en Birmanie veulent apprendre à cultiver et vendre des légumes dans leur nouvelle patrie. (Oliver White/JRS) |
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Mae Sot, 8 juillet 2011 – Des citrouilles pourrissantes, des mélasses
de sucre et des asticots flottents dans une boue rouge qui est à la
fois âcre et prospère. Etonnamment, ce liquide pourrissant est le secret
pour avoir un jardin potager bien réussi. Bien sur, cela et du beau
temps!
A Mae Sot, Thaïlande, ville frontalière où des milliers de personnes
émigrent de la Birmanie, le travail peut être difficile à trouver,
surtout entre la saison des plantations et celle de la récolte, dans les
grandes plantations. Donc, entre-temps, un simple jardin potager peut
être tout.
Après avoir réévalué les besoins de la communauté, le JRS de Mae Sot,
travaillant en collaboration avec le diocèse local, offre de la
formation agricole et du matériel de démarrage aux familles vulnérables,
de façon à ce qu'elles puissent à la fois se nourrir elles-mêmes et
gagner un petit revenu sans dépendre du soutien financier des ONG,
chaque mois.
«Dans le passé, s'ils voulaient commencer leur propre jardin potager,
ils auraient dû emprunter aux propriétaires de grandes plantations thaï
pour acheter des semences et des engrais chimiques. A la fin de la
saison ils auraient dû tellement d'argent qu'ils auraient été obligés de
leur donner la plus grande partie de la récolte pour rembourser le
prêt» dit Jennifer Titmuss, directrice de projet pour le JRS Thaïlande à
Mae Sot.
C'est la raison pour laquelle le JRS a décidé de trouver des manières
d'aider les gens à produire leurs propres fertilisants et cultiver des
légumes adaptés au sol et à l'environnement locaux.
Construire quelque chose de mieux
C'est à une de ces sessions de formation que U Shwe, père Karen de
trois enfants et qui travaille le jour en ville, a enlevé le couvercle
d'un lot particulièrement puant de ce fertilisant organique qui a été en
décomposition pendant six mois. Et si la concoction peut ne pas avoir
la même odeur que les ingrédients de l'attrayant jardin potager, ces
asticots ont été très utiles en aidant à décomposer des plantes locales
devenues fertilisants nourrissants.
U Shwe remue le baril de fertilisant avec un bâton de bambou, content
de recommencer son jardin cette année dans un atelier qui sera tenu
juste en face de chez lui.
«En vendant le maïs et l'ipomée de la dernière saison, nous avons
gagné 2.000 baht (65 dollars US), dit U Shwe, qui dépendait de journées
de travail dans le bâtiment comme revenu, quand il les trouvait. Après
sa formation, il espère que davantage de ses cultures survivront cette
saison, de façon à moins dépendre du travail du bâtiment, car il
commence à se sentir trop vieux pour ce genre de travail.
Mais le fertilisant composté n'est qu'un des fruits du projet. On
montre aux personnes comment rendre la terre arable avec du fumier de
vache, faire un pesticide avec la citronnelle et apprendre à produire du
maïs, de l'ipomée et des citrouilles
Jusqu'à l'an dernier, le JRS à Mae Sot, était bloqué dans l'habitude,
créant de la dépendance, d'assister financièrement les réfugiés, et de
donner de l'aide alimentaire à des groupes locaux de personnes âgées.
Depuis l'année dernière, toutefois, l'équipe JRS Mae Sot a rénové le
projet, et apprend à la population à produire des aliments qu'ils
peuvent manger eux-mêmes ou vendre. Ils ont aussi aidé les familles à
produire de l'élevage, à fabriquer des paniers et créer d'autres petites
entreprises basées sur ce qui, selon la communauté, serait une bonne
source de revenu ainsi que sur les savoir-faire des familles. En outre,
le JRS a aidé une organisation communautaire à mettre sur pied un cours
de couture pour ceux et celles qui cherchent un travail de fabrique.
Les parents de Prasong, le formateur agricole du diocèse local, lui
ont appris les méthodes de l'agriculture biologique et il est maintenant
heureux de partager ses connaissances avec des habitants de la région.
Le matin, avec U Shwe et six autres, il a parsemé l'engrais et le
pesticide sur le lit du jardin, au cours du premier des trois cours de
formation de la journée.
Il y a de plus en plus de personnes qui veulent apprendre et
comprendre comment utiliser le pesticide et l'engrais organiques parce
que cela coupe les coûts» dit Prasong « C'est une satisfaction de voir
que ces connaissances se répandent chez les gens.»
Un des leaders de l'organisation de la communauté birmane renchérit:
«Ici, les gens auront besoin de plus de formation agricole parce
qu'aussi longtemps que la Birmanie n'est pas un pays démocratique, les
gens continueront à venir en Thaïlande chaque jour et ils auront besoin
de ces compétences dans l'avenir» dit- il, s'asseyant a côté d'un jardin
qu'il cultive après sa formation.
Dans la campagne de Mae Sot, de vastes paysages de rizières
confirment l'importance de l'agriculture. Mais entre ces grandes
cultures, de plus en plus de petits jardins commencent à pointiller le
paysage. Et ce sont les jardins qui donnent aux gens davantage qu'un
simple revenu. …
«Cette formation n'est pas seulement bonne pour nous, elle est aussi
bonne pour notre communauté, utile pour les migrants» dit U Shwe. «Nous
avons la compétence. Nous pouvons faire les choses nous-mêmes.»
International: Le JRS publie un livret sur l'advocacy
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Des réfugiés bhoutanais au Népal pendant les 16 jours d'activités contre la violence sexiste (JRS)
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| Le livret de 36 pages affronte tous les aspects de l'advocacy du JRS, du travail quotidien en faveur d'un ou de plusieurs individus jusqu'aux activités à plus long terme cherchant à changer des politiques nationales, régionales et globales, telles que la participation de l'organisation à des campagnes contre l'utilisation de mines antipersonnel et la détention des réfugiés. |
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Rome, 15 juillet 2011 – Le Service Jésuite des Réfugiés a publié un
livret montrant comment l'organisation est impliquée dans le
renforcement des capacités de personnes déplacées de force, en les
assistant à bénéficier de leurs droits.
«Nous voulions préciser clairement ce que l'advocacy signifie pour le
JRS, comment elle constitue une partie intégrante de notre mandat,
enracinée dans notre proximité aux réfugiés dérivant de notre
accompagnement direct et de notre fourniture de services, et basée sur
les valeurs jésuites» dit Amaya Valcarcel, Coordinatrice internationale
du JRS pour l'advocacy.
Tandis que l'advocacy du JRS fait appel à la Convention de 1951
relative au statut des réfugiés des Nations Unies, largement reconnue
comme étant la pierre angulaire de la protection des réfugiés,
l'organisation a adopté la définition plus large de réfugié ‘de facto'
pour guider son advocacy et procurer des services, en incluant les
victimes de conflits armés, de politiques économiques erronées ou de
catastrophes naturelles, ainsi que les personnes déplacées dans leur
propre pays.
« L'advocacy est partie intégrante de la mission du JRS et de nos
activités quotidiennes dans le monde. S'attaquer aux causes
fondamentales du déplacement humain et se battre pour changer des
politiques injustes est fondamental pour le mandat du JRS.
L'accompagnement devient advocacy quand un appel est lancé par un membre
du personnel JRS au nom d'un réfugié à quelqu'un de l'extérieure qui
peut offrir de l'aide», a continué Mme Valcarcel.
De nombreux exemples
Le livret de 36 pages affronte tous les aspects de l'advocacy du JRS,
du travail quotidien en faveur d'un ou de plusieurs individus jusqu'aux
activités à plus long terme cherchant à changer des politiques
nationales, régionales et globales, telles que la participation de
l'organisation à des campagnes contre l'utilisation de mines
antipersonnel et la détention des réfugiés.
Le livret analyse les principales problématiques sur lesquelles se
concentre l'advocacy du JRS et fournit des exemples concrets des
préoccupations et résultats positifs de cette activité. Les
problématiques comprennent: accès à l'éducation de qualité, sécurité
alimentaire, détention, protection et solutions durables, mines
antipersonnel et bombes à sous-munitions, violence sexuelle et basée sur
le genre, ainsi que paix et réconciliation.
Pour une copie du livret, cliquez ici.
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